RÊVES ET REALITES

 

La vie d'un être humain oscille sans arrêt entre ses rêves et la réalité, entre ses espoirs qui l'aident à vivre, à se projeter dans le futur et le réel qui le ramène au quotidien sur Terre. Parfois le rêve devient réalité et c'est le bonheur.

 

J'ai voulu donner ce titre à ce blog parce que j'ai, comme beaucoup de personnes, été confronté toute ma vie à cette dualité. Je l'ai exprimée publiquement en utilisant deux vecteurs de communication : la PEINTURE  et L'ECRIT.

 

La part de rêve

 

Pour l'artiste peintre

 

Le temps s'écoule, le rêve passe, l'œuvre d'art demeure.

Peindre, dessiner, sculpter, sont des moments de bonheur qu'il faut savoir saisir quand ils se présentent sans penser au lendemain. Mais si, ne serait-ce qu'un instant aussi court soit-il, une œuvre pouvait donner à celle ou à celui qui la regarde une petite part de rêve, alors, pour l'artiste, le plaisir de créer prendrait une nouvelle dimension dans l'espace et dans le temps.

 

Pour l'écrivain

 

Il existe aussi pour un auteur, une part de rêve qu'il désire faire partager à son lecteur.

 

La réalité

 

Peintures et écrit peuvent aussi exprimer le monde réel.

 

Un tableau représentant un paysage, une scène de la vie quotidienne, une nature morte, un personnage posant pour le peintre sont des transcriptions de ce que l'artiste voit ou ressent.

Un roman peut entraîner le lecteur dans une histoire imaginée et c'est le rêve mais il peut aussi raconter une histoire vécue et c'est la réalité.

 

J'ai utilisé ces deux vecteurs que sont la peinture et l'écrit pour exprimer rêve et réalité.

 

 

 

Mes peintures

 

On peut voir toutes mes réalisations sur mon site :

http://perso.wanadoo.fr/jean-louis.marazzani/

 

Quelques unes de mes œuvres seront régulièrement présentées dans ce blog.

 

La théière rouge  Aquarelle ayant reçu le prix de la ville de Vendargues (34) au 10ème salon international de la ville de Vendargues

 

 

 

 

 

 

Mes écrits

 

Je viens de publier un livre «  LA TOUBIBA » qui entraîne le lecteur à travers une histoire romancée mais tirée de faits authentiques dans l'A       LGERIE  du siècle dernier au temps de la présence française.

 

On a dit tant de choses sur l'Algérie, tout et son contraire, on a publié tant d'écrits, réalisé tant de films ou d'émissions T.V, diffusé tant de témoignages, avancé tant de vérités, que la barque pourrait sur ce sujet être surchargée, les inédits inexistants.

 

Pourtant aussi longtemps que des témoins encore vivants pourront rapporter ce que leurs parents, grands parents, frères et sœurs, eux-mêmes ont réellement vu, entendu, vécu dans ce pays, il faut leur permettre de s'exprimer, de rassembler leurs connaissances, leurs souvenirs, leurs documents sur la vie au quotidien en Algérie durant la présence française.

 

Tous ces témoignages directs, issus de leur vécu ou d'un entourage fiable, constitueront un jour pour les générations futures une mine incontournable de renseignements afin d'écrire avec les algériens l'histoire avec un grand H de ce pays, loin des passions et des rancoeurs.

 

Il ne faut jamais oublier, mais il sera nécessaire un jour de savoir surmonter les peines, de cicatriser les blessures profondes, de prendre du recul et de la hauteur pour analyser objectivement les faits et uniquement les faits avérés avec pour résultante la paix entre les peuples.

 

Pensons à ce que fut la deuxième guerre mondiale et son cortège de malheurs,  à l'occupation allemande en France. Un exemple : Oradour sur glane où la population entière de ce village fut massacrée par les nazis le 10 juin 1944. A l'entrée de ce village laissé en l'état depuis ce triste évènement, une stèle se dresse sur laquelle est écrit :  SOUVIENS TOI

Depuis la France s'est réconciliée avec l'Allemagne, les échanges se sont multipliés, les relations sont devenues cordiales mais les souvenirs ne sont pas pour autant effacés.

Pourquoi ne pas imaginer un jour qu'il en sera de même entre l'Algérie et la France ?

 

Je voudrais à travers ce blog, apporter et éventuellement recevoir des témoignages sur ce qu'était la vie au quotidien en Algérie au temps de la présence française.

 

Le point de départ de ces échanges est ce livre que je viens de publier, « LA TOUBIBA »dont je présente ci-après la 1ère et quatrième page de couverture.

Je donnerai au fil du temps des extraits de cet ouvrage, des réactions de personnes qui  l'ont lu ou qui ont connu le personnage central. J'attends en retour que des lecteurs puissent exprimer leurs pensées à propos de ce roman.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

 

Le livre « LA TOUBIBA » est publié aux éditions Carrefour du Net 51 rue des Aulnoyes 02310 DOMPTIN  mail : contact@carrefour-du-net.com

 

On peut aussi le trouver en France dans les grandes librairies, à la FNAC au prix de 19 €. S'il n'était pas en rayon, le commander au distributeur afin qu'il s'approvisionne auprès du comptoir du livre dont il dépend.

On peut enfin le commander directement à moi-même en m'adressant un mail à l'adresse suivante : j.louis.marazzani@wanadoo.fr

Je communiquerai alors à la personne intéressée, les modalités pour obtenir l'ouvrage avec une dédicace personnalisée pour le destinataire désigné. Le prix sera alors de 23 € ( 19 € + 4 €  de frais d'expédition pour la France métropolitaine). Pour une toute autre destination je me renseignerai auprès des services postaux pour connaître  le coût exact du port.

 

 

 

 

 

Première page de couverture

 

 

Quatrième page de couverture

 

Samedi 31 octobre 2009

 

Pour avoir tous les renseignements et les réactions sur la publication du livre LA TOUBIBA  on peut aller consulter le site

 

 

http://perso.wanadoo.fr/jean-louis.marazzani

 

Lisez le livre et faites moi part de vos impressions. On peut aussi engager le dialogue sur ce sujet.

 

Dimanche 1er novembre 2009

 

Sur le site dont l'adresse est indiquée ci-dessus, ont été ajoutés plusieurs éléments:

 

       Présentation du livre  LA TOUBIBA

       Extraits du livre avec des illustrations

       Des messages envoyés à l'auteur par les lecteurs.

 

Mardi 3 Novembre 2009.

 

BULLETIN TRIMESTRIEL

 

De l'Association des anciens des lycées de Constantine ( A.L.Y.C)  Septembre 2009.

 

Article de Jean Benoit intitulé :

 

A LIRE

 

 

 REVUE TRIMESTRIELLE

 

de l'Association du cercle algérianiste  Octobre 2009.

 

 

 

 

MIDI LIBRE DU 31 OCTOBRE 2009

 

 

EXTRAITS DU LIVRE LA TOUBIBA

 

Le jour du marché.

Le mercredi, les activités et animations s'étendaient dans tout le village. Il y avait beaucoup de monde ce jour-là dans les rues, sous les arbres où des groupes discutaient à haute voix, devant la maison du médecin, dans les épiceries qui étaient prises d'assaut, à la boulangerie devant laquelle une file interminable d'Arabes patientait afin de s'approvisionner en pains pour la semaine. Aïssa le boulanger, oeuvrant auprès de son four depuis le milieu de la nuit, réalisait des heures durant un véritable exploit pour satisfaire sa nombreuse clientèle. Il était heureusement aidé dans sa lourde tâche par son frère Rabbat. Ce dernier pouvait être facilement repéré, au milieu de la cohue se bousculant à la porte du magasin, grâce à sa grande taille et surtout à son bonnet, plus exactement sa chéchia rouge, d'où son surnom de « Kebouss hamra » Chapeau rouge.

 

 

Café épicerie de Gustave et boulangerie d'Aïssa avec son tas de bois pour alimenter le four à pains. Au second plan, la maison de Solange.

Le coeur des échanges commerciaux se situait dans la partie basse de la localité, au marché proprement dit. Il s'agissait d'un espace clos rectangulaire bien délimité avec deux accès principaux.

Quand on pénétrait dans cette enceinte par l'entrée principale en passant sous un grand porche prolongé de part et d'autre par un muret surmonté d'une grille métallique, on pouvait remarquer sur la gauche : un mur imposant haut de plusieurs mètres en pierres taillées au milieu duquel un large escalier permettait d'atteindre le niveau supérieur et de déboucher sur la route départementale. Sur la droite : une grande halle couverte et dans son prolongement une suite de gargotes ou petits restaurants juxtaposés. Tout au fond, formant le dernier côté du rectangle, de nombreuses échoppes s'étiraient en une ligne continue disposées les unes contre les autres, en fait, de petites épiceries, des boutiques diverses, des débits de boissons servant thé à la menthe, café, sirops…

 

Scène de marché le mercredi

Les moutons, abattus tôt le matin derrière le marché sous les oliviers, étaient dépecés, vidés, et leurs carcasses transportées sous la halle dans la zone boucherie pour y être suspendues à des rangées de crochets en fer ou débitées en quartiers afin d'être proposées à la vente.

On était frappé en pénétrant dans cet endroit, par les nuées de mouches dont le bourdonnement résonnait avec un bruit assourdissant. La viande, sur de grandes planches supportées par des tréteaux, était couverte de ces insectes qui semblaient se régaler. Il n'y avait pas bien sûr de conditionnement réfrigéré et il fallait que tout fût écoulé dans la journée. Celui qui franchissait le porche d'entrée se heurtait immédiatement à une foule compacte, joyeuse, bruyante, colorée, composée uniquement d'hommes qui allaient et venaient, déambulaient apparemment sans but précis entre les étals des marchands.

Il était saisi par les senteurs riches et variées, fortes parfois entêtantes, qui l'envahissaient et le transportaient. Elles émanaient d'épices diverses, de plantes séchées, d'anis, de thym, menthe, verveine, cumin, laurier… Une odeur de friture semblait l'emporter quand il passait à proximité d'un marchand de beignets appelés ftaïrs. L'homme qui les préparait, prenait dans un récipient une poignée de pâte souple prête à l'emploi, l'étalait habilement entre ses doigts, l'étirait avec ses mains, la projetait enfin dans une bassine d'huile bouillante chauffée sur un feu de bois. Le ftaïr servi ensuite dans une feuille de papier journal au client était particulièrement bon, mais un peu lourd à digérer quand le gourmand insatiable se laissait entraîner à en manger plusieurs.

À proximité du marchand de beignets, un autre commerçant présentait sur une grande planche supportée et maintenue horizontalement par deux caisses, de la pâtisserie, des makhrouds, gâteaux faits à base de semoule de blé dur et de dattes écrasées, des zlabias, en forme de serpentins enroulés garnis de miel. Il vendait aussi de la pâte d'amandes, des dattes et figues séchées.

En se promenant ainsi entre les étals, l'odeur des brochettes que l'on faisait griller à côté de la halle devenait par moments très perceptible et ne pouvait qu'aiguiser l'appétit.

Les marchandises proposées sur ce marché étaient variées. On y trouvait des épices aux couleurs multiples, des volailles vivantes enfermées dans des cages de fortune, des oeufs, du lait, des légumes, des fruits frais de saison, de la semoule, farine, pois chiche, lentilles, blé…

Ici, disposée en vrac sur une bâche, de la quincaillerie d'occasion ou retapée, des articles aussi divers que surprenants : de vieilles lunettes de vue, des monocles, des lorgnons, une théière en cuivre, des assiettes ébréchées, casseroles cabossées. C'était la brocante locale.

« Un brocanteur » au marché le mercredi.

Là, dans un coin un peu retiré, assis à même le sol, un vieillard proposait deux poules aux pattes liées, six ou sept oeufs disposés sur un linge jauni par le temps ou mal lavé.

L'intérieur du marché concentrait l'essentiel de l'animation et la plus grande densité de population. On y circulait difficilement. Cependant le spectacle ne se limitait pas à cette seule zone. À l'extérieur, aux abords immédiats, régnait une grande effervescence due aux activités multiples.

Un marchand de boissons se tenait debout entouré de grands bocaux en verre remplis de liquides très colorés, roses, verts, jaunes. Ces couleurs vives constituaient certainement un argument de vente. À la demande du client, il versait à la louche, le breuvage désiré dans un verre qu'il rinçait ensuite à peine dans une bassine contenant de l'eau plus ou moins trouble, puis le reposait devant lui pour le prochain service.

Chaque semaine, un « spécialiste » amenait une superbe visionneuse en bois d'acajou. On pouvait voir à travers un viseur muni d'un objectif, éclairées par la lumière du jour en transparence sur un fond translucide, des photos couleur sépia de la guerre 14-18. On choisissait des lots de clichés, classés dans de grandes boîtes, il y en avait une collection importante. On les faisait ensuite défiler une à une manuellement dans l'appareil.

Ce pôle d'attraction rencontrait un vif succès et il fallait s'acquitter d'une somme modique pour avoir le droit d'observer les documents, dix sous les vingt vues.

  Le 10 Novembre 2009

 

 A mes amis connus ou inconnus,

 

    Je ne pensais pas en publiant mon livre  « La Toubiba », susciter autant d'intérêt auprès des lecteurs, ceux qui ont vécu en Algérie au temps de la présence française ou qui n' y ont jamais mis les pieds, des algériens originaires de ce patelin jadis appelé Gastu. Ils ont voulu me communiquer leurs réactions sous formes de mails, de lettres, d'appels téléphoniques, pour traduire un enthousiasme, des émotions, la satisfaction d'avoir découvert un aspect de l'Algérie qu'ils ignoraient. Je propose ici quelques  uns de ces messages.

   Je remercie tous les anciens de ce village, mon village, et ils sont très nombreux, qui se sont manifestés pour me dire combien le livre les avait touchés et replongés dans un passé qui a marqué leur vie. Chacun a voulu me conter à sa façon une petite anecdote que je ne connaissais pas sur cette femme médecin, ma mère, qu'ils avaient connue, appréciée, ou dont ils avaient entendu parler par leurs parents, grands-parents et amis.

  Tous ceux qui ont lu cet ouvrage peuvent continuer, s'ils le désirent, à me faire part de leurs impressions en me contactant directement :

Jean-Louis Marazzani

 

Le 17 novembre 2009.

 

Messages envoyés par des lecteurs du livre

 

Dès que j’ai commencé à lire « La toubiba », j’ai été prise par l’histoire passionnante de cette femme médecin et je n’ai pas pu me décrocher de ce livre avant de l’avoir terminé. Ce fut pour moi un régal.

Avez-vous l’intention de publier d’autres livres ? Si c’était le cas je serai impatiente de les lire car vous écrivez bien.

Eliane F(Maire de MONS EN PROVENCE 83)

 

 

Je me suis régalée à la lecture de ce livre. On entre vraiment au sein de la population d’un village isolé de tout et on comprend alors le mérite et le courage de cette femme médecin qui exerce son métier dans des conditions difficiles et même dangereuses.

 

Annie M  (Montpellier)

 

Bonjour,

 

J’ai fini la lecture de votre livre depuis quelques jours et je venais vous remercier pour cet éclairage nouveau sur la vie en Algérie. C’est très bien écrit et c’est émouvant. D’ailleurs, je n’ai pas quitté mon bouquin pendant deux jours.

 

Guy F (Paris)